2023 - Echo
lundi 15 avril 2024, par
Aujourd’hui encore, Echo, dans les lieux déserts où son esprit s’est réfugié, continue à répéter les mots que nous lui envoyons.
Même si la signification mythologique évoque plus la rupture du lien que son nouage, en tant qu’image, il évoque néanmoins la mise en tension d’un aller-retour, de la façon dont la stimulation de l’autre vient résonner en soi, des effets multiples de la vie en commun, et de là du mimétisme, de la résistance, des effets miroir, ou du détachement, etc... . Echo a ouvert aussi la question de l’image de soi qu’évoque celle de Narcisse, condamné lui, à être amoureux de lui-même, et de la différence entre ce que l’on croit être, espère être, et constate que l’on serait : l’écho me revient de ce que j’ai dit ou de ce que je suis, nécessairement déformé par l’autre, l’autre m’arrive nécessairement différent de ce que je suis, comment vais-je y faire écho ? Comment se supporte la différence ?
Indépendamment de cette question de la différence, du décalage de soi à soi et de soi à l’autre, viennent par Echo une série de questions liées à la communication et ses stéréotypes, liées aussi à la notion du lien, de l’amour déçu, du repli sur soi et du faire entendre sa voix. Si nos deux héros, Echo et Narcisse, dépérissent, l’une de ne plus avoir d’expression personnelle et d’être rejetée, l’autre, de ne plus avoir d’intérêt que pour sa propre personne, quelque chose renaît dans la fleur de Narcisse et survit dans la voix d’Echo… tout espoir est permis !
De la beauté de la Nymphe à la fleur de narcisse, le mythe et les artistes qui l’ont traité nous donnent en héritage une série d’images fortes dont nos participants ont pu s’inspirer.
En 2023, dans le cadre du festival schaerbeekois Lgbtquia+, SAME, l’Heure Atelier a réalisé un fanzine en collaboration avec l’Espace 51 : Ces échos qui nous regardent.
















