Expos
2021 - Cuisine
Dans le contexte particulier du coronavirus et du confinement, il nous a paru opportun de chercher à détendre l’atmosphère ambiante en nous consacrant à des thématiques qui, tout en ayant des implications sociétales et citoyennes, nous détourneraient de cette actualité assez anxiogène. Nous devons tous nous nourrir ! Cette évidence ouvre néanmoins la porte à un questionnement : comment se nourrir aujourd’hui ? Dans un contexte sociétal où les questions environnementales, sanitaires, économiques et sociales sont mises en avant, nos habitudes alimentaires sont régulièrement remises en question et soumises parfois à des injonctions contradictoires. La société nous enjoint à la fois à la consommation et à la minceur, à la production industrielle et aux bienfaits du bio, aux produits du bout du monde chers en CO2 et à la limitation de la consommation de viande pour limiter le CO2 ! Et la prise en compte de la cause animale vient encore compliquer l’équation !
Manger ensemble, depuis les temps les plus anciens, servait à sceller des accords, des amitiés, des engagements, comme le rappellent encore aujourd’hui, les banquets de mariage, les repas entre chefs d’états. A l’heure des “bulles” sociales limitées, à l’heure de la fermeture des bars et restos, parviendra-t-on à préserver ces occasions de convivialité ?
2021 - Réclame
Ce projet a visé à ouvrir des champs de réflexion autour de la publicité consumériste, de ses détournements possibles en jouant avec ses codes, couleurs et symboles, ainsi que d’inciter au développement d’un esprit critique autour du sujet non seulement consumériste mais aussi humaniste, lié aux questions des relations entre humains, du pouvoir, du jugement, de la confiance en l’autre, etc.
Les affiches, tracts, bannières et colliers de fleurs réalisés à cette occasion ont pu trouver place dans l’espace public du parc Rasquinet et du restaurant Sésam’, ainsi qu’être distribués à l’occasion des marches d’octobre 2021 pour le climat et à l’occasion de la semaine pour la santé mentale.
2020 - Transition #2 - ATLAS
La transition en un second temps a été envisagée sous l’angle sociétal : La science et le progrès seraient-ils devenus pour nous aujourd’hui, le soleil qui attire irrésistiblement les hommes en dépit des mises en garde et des conseils ? Saurons-nous tenir compte des impacts négatifs ?
Notre société en transition prendra-t-elle en compte, dans ses difficiles arbitrages futurs, le rôle vital des arts et de la culture ?
Notre société en transition saura-t-elle tenir compte à la fois des lois
du marché et des intérêts des hommes ? Saura-t-elle penser le progrès
et l’économie à partir des hommes et en respectant la biodiversité ?
Notre société, confrontée à l’échelle de la planète, aux défis de l’énergie, saura-t-elle envisager un partage équitable des ressources ?
A l’époque du selfie, des pages « profil », des Avatars des réseaux sociaux, la société sera-t-elle capable de regarder autre chose qu’elle et tenir compte des besoins de tous ?
Notre société en transition saura-t-elle penser à partir des êtres humains sans les robotiser ni les asservir à des robots ? Fera-t-elle confiance aux individus ? Saura-t-elle utiliser le numérique et se garder de son emprise ?
Notre société confrontée à des problèmes de pollution et de surpopulation urbaine saura-t-elle repenser ses habitats, pour y loger plus de monde de façon plus écologique ? Les plans et conceptions des villes permettront-ils à la fois, une mobilité douce et un retour de la nature au cœur de l’habitat ?
La société centrée sur le sanitaire à cause de la pandémie saura-t-elle redonner leur place aux autres paramètres d’une “bonne” vie : la liberté, le lien social, la culture, l’art ... ?
Le projet cartes postales "Bonjour chez vous" permettra de garder contact avec les participants de l’atelier durant le confinement lié à la pandémie.
2019 - Transition #1
Dans la première partie du projet Transition, l’accent a été mis dans nos débats, recherches et pratiques, sur la mutation de société en cours, liée aux bouleversements climatiques : de nombreuses nouvelles tendances voient le jour tant dans les domaines de la récup, de la gestion des énergies renouvelables, des transports, que de la citoyenneté participative et de la régression du consumérisme.
Cette réflexion a également rebondi sur l’événement de la création de l’Espace 51, initiative citoyenne et participative, mitoyenne de l’Heure Atelier.
L’exposition a bénéficié d’une double implantation : l’espace d’exposition de l’Espace 51 et de Tropicana, ancien bar de prostitution situé au centre ville et transformé en centre culturel alternatif, précisément de citoyenneté participative également.
Nos projets de Schaerbeek et l’histoire de notre quartier (évoquant également la transition dans la progression du temps) se sont donc invités au centre ville par l’intermédiaire de l’image de la vigne (qui couvrait le quartier Josaphat autrefois), et les anciens quai du centre ville se sont invités dans l’exposition implantée à l’Espace 51 par l’intermédiaire de l’imagerie du bateau qu’est devenu le bac de plantation d’un figuier dans la cour du projet. Ces deux réalisations collectives ont fait l’objet d’installations in situ.











































