L’Heure Atelier est un Centre d’Expression et Créativité situé au sein du Service de Santé mentale La Gerbe à Bruxelles.

Dernières brèves

  • Document de vote par correspondance.

    Formulaire de vote à distance
  • Réouverture de l’atelier

    Nous sommes heureux de pouvoir vous annoncer la réouverture de l’atelier à partir de ce lundi 8 juin 2020.
    Le confinement a été terriblement long, pouvoir reprendre nos activités est un réel soulagement. Nous devrons évidemment encore nous adapter à la situation sanitaire, nous ne pourrons pas retravailler directement comme d’habitude. Mais nous pourrons faire ce travail d’adaptation tous ensemble et cela fait une sacrée différence.

    À bientôt à l’atelier

    l’Heure Atelier

  • Le blog de l’atelier

    Nous sommes tous d’accord, il est absolument nécessaire de garder des liens (fussent-ils virtuels) en ces temps de confinement, l’Heure Atelier se dote donc d’un nouvel outil, un blog : https://heureatelier.tumblr.com/

    N’hésitez pas à le visiter et à partager vos contenus.

    Nous vous attendons

  • Transition : un autre monde   ?

    Rêver un autre monde

    De tous temps les hommes ont rêvé de vivre autrement, d’être eux-mêmes différents peut-être ou en tout cas, de vivre dans une société organisée autrement. Certains ont mis leurs rêves par écrit et les ont ainsi transmis à la postérité que nous sommes. Ce fut le cas de Platon, dès le 4ème siècle avant Jésus-Christ qui imagina les conditions d’une république «  juste  », dirigée par des philosophes. Ce fut le cas au 16ème siècle, de Thomas More, qui décrivit une sorte de communisme chrétien, un monde qui n’existe nulle part et qui serait heureux  : Utopie  ! Mais ces sociétés «  idéales  » du passé prévoyaient des guerriers pour les défendre  ! Elles étaient donc conçues comme des îlots, des forteresses face à un extérieur hostile.

    Cette difficulté à défendre une organisation différente au milieu du reste du monde est un argument aujourd’hui encore régulièrement opposé à ceux qui envisagent d’autres modes de vie  : «  on ne peut pas faire ça parce que cela entraînerait notre ruine dans une économie mondialisée  »  ! Mais pourquoi ce monde globalisé ne pourrait-il pas évoluer  ? Si les virus se propagent, les idées le peuvent aussi  !

    D’autres auteurs ont voulu mettre en garde et ont imaginé des modèles dystopiques, des dysfonctionnements qu’il ne faudrait surtout pas organiser ni même envisager. Comme Aldous Huxley, en 1931, qui décrivit, dans Le Meilleur des mondes, une société de robots humains conçus en laboratoire et conditionnés en fonction des besoins. Comme George Orwell, en 1949, qui décrit dans 1984, une société de la surveillance généralisée via les télécrans et sous l’autorité de Big Brother  ! Au vu des progrès scientifiques et techniques, ces fictions, imaginées, à juste titre, comme des repoussoirs, sont souvent évoquées aujourd’hui, comme dans le débat sur la géolocalisation via les smartphones par exemple et mettent en garde contre des dérives et excès. Ces dystopies nous servent de lignes rouges en quelque sorte  !

    En suivant certains modèles et en évitant certains écueils, nous essayons donc d’aller vers une société plus juste et plus cohérente. Cette société «  idéale  » est toujours en construction  ! Les défis d’hier sont encore à relever alors qu’apparaissent désormais de nouveaux défis  ! Plus que jamais on peut «  rêver  » à d’autres modes de vie, à d’autres organisations, plus que jamais on peut envisager et construire des transitions  !

    Ouvrir les yeux et … imaginer

    La situation que nous vivons aujourd’hui est complètement surréaliste  ! Qui aurait pu imaginer une crise sanitaire mondiale mettant entre parenthèses les modes de vie habituels et les fonctionnements économiques dans à peu près tous les pays du monde en même temps ? Et pourtant, c’est arrivé  ! Toutes les certitudes d’il y a quelques mois à peine sont mises en question  ! Faire produire, à moindre coût, au bout du monde, était un dogme … et aujourd’hui, nous avons besoin de masques chirurgicaux mais sommes incapables, à court terme, de les produire chez nous  ! Diminuer les coûts de ce qu’on appelle le secteur non-marchand, comme le secteur des soins de santé, était un objectif à peu près partout et on s’aperçoit dans l’urgence, de l’importance fondamentale de tous ces services de secours pour gérer l’épidémie à laquelle nous sommes confrontés. Le modèle de société basé sur le profit montre donc de façon criante … ses limites  !

    La révolution industrielle du XIXème siècle a été bénéfique  : elle a donné du travail, elle a permis un développement technique incroyable augmentant considérablement les conditions et le niveau de vie des gens mais…elle en a fait des consommateurs parfois excessifs, elle n’a pas résolu les inégalités sociales et, dans l’illusion de l’inépuisabilité des ressources naturelles et du mythe de la croissance sans limite, elle a aussi détérioré l’environnement.

    Des lobbys économiques ont beaucoup freiné ces dernières années l’idée même de changer  : que deviendrait par exemple, le secteur du tourisme si on ne voyageait plus….  ? La très récente crise sanitaire vient rebattre les cartes  : si de toute façon, l’économie mondiale s’arrête à cause d’un virus, alors effectivement, il n’y a plus le choix, il faut repenser, redéfinir des priorités, réévaluer la mondialisation, trier entre ce qui est bénéfique et ce qui ne l’est pas et… réessayer autrement  !

    Et rester optimistes  ! Si depuis des décennies le monde entier a su se mettre d’accord pour un fonctionnement dont on voit les effets pervers aujourd’hui, pourquoi ne serait-il pas capable de rectifier les choses  ! ! L’esprit d’une transition peut aussi se répandre comme une maladie. Un bonheur virulent  ? La planète serait sans doute prête pour cela  !

    Être soi et ensemble

    A nous aussi de relever ce nouveau défi citoyen  : pour penser collectif nous devons nous tenir, pour un moment du moins, à l’écart les uns des autres  ! Et là, nous pouvons remercier la modernité  ! Grâce aux merveilleux outils que sont internet, TV, radio, smartphone, nous pouvons malgré tout être en lien avec le monde entier  !

    Cela ne remplace pas une vraie conversation avec quelqu’un à côté de soi mais c’est quand même la possibilité de découvrir et de prendre en compte des avis éventuellement différents des siens et de réfléchir, pour le changer ou au contraire le continuer, à notre propre fonctionnement.

    Cette réévaluation de notre façon de vivre, c’est aussi une occasion de redécouvrir le vrai sens des choses, au niveau individuel et dans nos rapports avec les autres. Si on ne peut plus voir les gens comme on veut, on se rend compte à quel point cela nous était important. On peut redéfinir des priorités, retrouver en soi et dans les autres de nouvelles énergies  ! Transformer l’inévitable confinement du moment en opportunité de rapprochement  ! C’est un beau challenge, non  ?

    Dire et donner à voir

    Face aux incertitudes du moment et aussi longtemps que le temps sera suspendu ce qu’il ne faudrait surtout pas faire c’est se replier sur soi et s’angoisser. Alors, il faut s’exprimer  ! Et puisque l’art est notre langage à l’Heure Atelier, et bien il faut créer  !

    Comment exprimer artistiquement une telle transition  ? Les pistes ne manquent pas  : la nature dans sa beauté et ses désordres (tempêtes, inondations incendies…) l’organisation de nos villes dans ses effervescences et ses rues aujourd’hui vides, nos habitats, imaginés ou réels, avec leurs encombrements de confinement…, notre horizon de la planète entière à notre quartier, de l’homme à la fête à l’homme à sa fenêtre et à son écran ouvert sur le monde, nos loisirs, des voyages et des valises à nos outils et notre potager, de nos magasins où l’on circule désormais masqués, du rôle social de tous ces travailleurs indispensables, caissières, éboueurs, ambulanciers, brancardiers, infirmiers… et tous ces gens qui aident les familles qui connaissent un malade ou un deuil. Nos décors ordinaires ont déjà changé mais ils révèlent de belles choses aussi  !

  • Catalogue réalisé à l’occasion des 25 ans de L’Heure Atelier

    Présentation de l’exposition "Détour" réalisée à l’occasion de l’année 2018, année du patrimoine culturel européen. Notre catalogue présente les œuvres détournées par nos participants et quelques textes écrits à l’occasion des 25 ans de L’heure Atelier. Consultez le ici !

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